Concert lyrique

Chemins de traverse…

Muriel BRUNO, soprano
Julie BAILLY, mezzo-soprano
Michel LAMBERT, accordéon

Dimanche 20 octobre 15h
Eglise romane de WERIS

« Chemins de traverse…
Quand la musique ancienne fait l’école buissonnière »

Quand Julie Bailly (mezzo-soprano) et Muriel Bruno (soprano) se rencontrent, leur énergie commune fait mouche ! Depuis leur première collaboration, elles sentent le potentiel de leur duo, à la fois flamboyant et subtil. Passionnées par la musique vocale ancienne, elles se décident à créer leur projet autour de duos célèbres. Cette musique à la fois sensible, intuitive et touchante leur permet en effet de jouer tout en nuances avec la ressemblance parfois troublante de leurs timbres, leur sens du théâtre et leur énergie passionnée. 

Leur idée est de proposer une version revisitée de ces chefs-d’oeuvre afin de les faire découvrir au plus grand nombre, une réadaptation de cette musique à la portée de tous. 

Muriel BRUNO
(soprano) 

Chanteuse, musicienne, danseuse et comédienne. L’itinéraire de la soprano belge Muriel Bruno est particulièrement atypique. Après des études musicales et théâtrales classiques (piano, harpe, chant, art lyrique et arts de la parole), elle se tourne vers les musiques et danses traditionnelles et participe à la fondation du Trio Virga, ensemble de musiques du monde. A son actif : chant, harpe celtique, clavecin et percussions. A cela s’ajoute la pratique de la danse orientale et des danses traditionnelles. 

Diplômée des Conservatoires de Liège (Belgique) et de Maastricht (Pays-Bas), ses compétences pédagogiques lui ont permis de devenir animatrice pour les Jeunesses Musicales au sein du Trio Virga, puis du groupe Arscenic, ainsi que professeur de chant. Chanteuse, musicienne, danseuse ou comédienne, elle participe à divers spectacles et ateliers dans des domaines aussi variés que la musique ancienne, la mélodie, la Commedia dell’arte, l’oratorio, la comédie musicale, l’opéra ou le jazz. 

C’est en 2003 que Muriel Bruno débute à l’Opéra-Studio de la Monnaie (Bruxelles), sous la direction de Keith Warner, puis d’Alessandro De Marchi. Tout naturellement, elle enchaînera, au Théâtre Royal de la Monnaie cette fois, avec La Giostra d’Amore, de Händel (dir. Philippe Pierlot et le Ricercar Consort), puis Le Roi Arthus, d’Ernest Chausson, ainsi que plusieurs récitals lors des «Concerts de midi» (Chausson, Chostakovitch,…) C’est encore au TRM qu’elle rencontre le pianiste et chef d’orchestre américain David Miller, avec qui elle donnera de nombreux récitals de musique classique et de jazz. 

Avec le Choeur Symphonique de Liège, elle a interprété plusieurs oratorios, dont le Requiem de W.A. Mozart et le Stabat Mater de G.-B. Pergolesi. Elle est invitée par l’Orchestre Philharmonique de Liège pour interpréter le rôle de Gulnare dans l’Aladin de C. Nielsen, puis dans Robert le Cochon de M.-O. Dupin…enchaînant ensuite avec le spectacle de comédies musicales Live from Broadway, sous la direction de D. Miller. Par deux fois déjà elle a chanté au très prestigieux Festival de Lugano (dirigé par Martha ARGERICH) : dans La Fugue d’A.Weisenberg, et dans un grand récital de musique américaine (Porgy and Bess / West Side Story), ainsi qu’au Festival d’Aix-en-Provence (Apollo e Dafne, G.-F. Händel, R n’J, spectacle autour de Roméo et Juliette/West Side Story, tous deux sous la direction de Sybille Wilson ). Elle fut aussi une « Musetta » remarquée dans La Bohème de Puccini, dirigé par D. Donies (Cie du Tumulte). 

Récemment, outre des récitals de musique ancienne avec l’organiste et claveciniste J.L. Thellin, elle a recréé le rôle de « la Chanteuse » dans le cabaret La Rose Blanche de la Cie du Copeau, et a également repris son répertoire de harpe et de chant sépharade pour la création de la Cie du Simorgh Les 15 Chansons de M. Maeterlinck (spectacles qui tournent actuellement en Belgique et en France). 

Depuis Novembre 2012, elle se consacre à un nouveau projet musical revisitant en jazz des pièces de musique ancienne, en compagnie du pianiste Johan Dupont et du contrebassiste André Klenes : Music 

4 a while. Plébicités par la critique et par Musiq’3, on a pu les entendre en Belgique et France aux Festival de Wallonie (Festival Musiq’3), Festival des Minimes, Gaume Jazz Festival, Jazz au Broukay, Festival de Labeaume en Musiques, ainsi que dans de nombreuses salles de concert et club de jazz. 

Muriel compte déjà 6 références discographiques à son palmarès (dont l’album « Music 4 a while« , et les Festivals 2008 et 2010 à Lugano)…ainsi que le doublage voix du dessin animé long-métrage Le Vilain Petit Canard

Julie BAILLY
(mezzo-soprano)  

Juriste de formation, la mezzo-soprano belge Julie BAILLY est aussi diplômée des Conservatoires royaux de Liège et Bruxelles et de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (sous la direction de José Van Dam). Elle poursuit actuellement sa formation auprès de Daniel Ottevaere à Lille. 

Passionnée d’opéra, elle a chanté sous la direction de chefs prestigieux : Daniel Oren, Michele Mariotti, Giampaolo Bisanti, Oksana Lyniv, Speranza Scapucci, Bruno Campanella, Guy Van Waas, Pierre Cao, Louis Langrée, Yvan Törtz, Kasushi Ono, Jean-Claude Casadessus, Paolo Arrivabeni… 

A l’étranger, elle s’est déjà produite au New Israeli Opera à Tel Aviv, en France (Festival d’Ambronay, festival d’Avignon, concerts à Paris, Lille, Rouen, Grenoble, Limoges,..), en Allemagne (Festival d’automne de Düsseldorf, Tage Alter Musik,…), en Suisse (Festival d’opéra de Sint-Moritz et de Basel), en Espagne (festival de Santander), au Luxembourg (avec l’orchestre Philharmonique), au Maroc. Au Vlaamse Opera, elle a travaillé à plusieurs reprises avec Robert Carsen (Kat’a Kabanova de Janacek, Le dialogue des Carmélites de Poulenc) et Ivo Van Hove (Schwerleite – Die Walküre de Wagner). A la Monnaie, elle a travaillé avec Vincent Boussart (Fidalma – Il Matrimonio segretto de Cimarosa), Luca Ronconi (Maddalena – Il Viaggio a Reims de Rossini), Robert lepage (Mother Goose – The Rake’s Progress de Stravinsky), et Pierre Audi (Geneviève – Pelléas et Mélisande de Debussy). 

Après des débuts remarqués à l’Opéra Royal de Wallonie dans le rôle de Féodor (Boris Godounov de Moussorgsky, mise en scène de Ionesco), on peut maintenant la retrouver régulièrement sur la scène liégeoise. Elle a interprété la Voix de la mère (Les Contes d’Hoffmann, mise en scène de Stefano Poda), die zweite Dame (Die Zauberflöte, mise en scène de Roussat et Lubek), Teresa (La Sonnambula, mise en sène de Jaco Van Dormael), Zaida ( Il Turco in Italia, mise en scène de Fabrice Murgia), Tisbé (La Cenerentola, mise en scène de Roussat et Lubek), la Badessa (Suor Angelica de Puccini), Emilia ( Otello de Rossini), Lucilla (La scala di Seta de Rossini, mise en scène de Michieletto), Alisa (Lucia di Lammermoor de Donizetti), Ines (Il Trovatore de Verdi), Albina (La Donna del Lago de Rossini), Zulma (L’Italiana in Algeri de Rossini), Vénus (Orphée aux Enfers d’Offenbach ), Annina (La Traviata), Doralice (La gazzetta de Rossini), Giannetta (L’Elisir d’Amore de Donizzetti), Rosalia (L’equivoco stravagante de Rossini), Mariette (#Folon de N. Campogrande), … 

Très intéressée par la création contemporaine, elle a eu la chance de participer aux cantates de Garrett List (Au coeur du Monde et Etat de Siège), ainsi qu’à la production Anathème du Groupov au Festival d’Avignon. Cette saison, on pourra encore l’entendre dans de nombreux concerts, dont le Stabat Mater de Pergolesi… 

Michel LAMBERT (accordéon)  

Né le 28 novembre 1977 à Malmedy (Belgique), Michel Lambert commence l’accordéon à l’âge de 7 ans. Il entame également l’étude du piano à 15 ans et il entame sa formation pianistique professionnelle en 1996 avec André Finck, professeur honoraire du Conservatoire Royal de Bruxelles et anciennement professeur titulaire à l’Akademie für Muziek und Schöne Künste à Vienne, à Graz et à Mons. 

Michel a poursuivi ses études à l’Institut de Musique et de Pédagogie dans la classe de Jacqueline Lecarte pour le piano et dans la classe de Christophe Delporte pour l’accordéon. Il est aujourd’hui diplômé dans les deux disciplines avec la plus grande distinction. En 2020, il obtient le grade de docteur en art et sciences de l’art (UCLouvain/IMEP). 

Au piano, il a pu travailler avec des maîtres tels que Eric Heidsieck, Roberto Giordano, Katia Veekmans et Daniel Blumenthal. En 2006, ses résultats lui permettent d’obtenir une bourse pour suivre le stage de perfectionnement de Pascal Devoyon à Périgueux. 

En 2003 et 2004, il participe à l’écriture de deux mini-opéras produits par des étudiants de l’I.M.E.P., en collaboration avec l’Opéra National de la Monnaie. A partir de 2005, il participe en tant qu’ccordéoniste au spectacle de la Choraline, Choeur des Jeunes de la Monnaie, lors de sa tournée en Belgique et en France. En 2006, il se produit au Théâtre de la Place à Liège dans la pièce Genèse II de Antonina Velikanova et Ivan Viripaev dans une mise en scène de Galin Stoev, sur une musique de Sacha Carlsson. Ce spectacle a été donné au festival In d’Avignon en juillet 2007 mais aussi à Bruxelles, Rome, Paris, Ottawa,… 

En 2007, Michel devient l’accordéoniste de l’Opéra Royal de Wallonie dans la production Mephistofele de Boïto, sous la direction de Patrick Davin. A partir de cette même année, il joue avec l’ensemble I Solisti Del Vento. De 2007 à 2012, avec cet ensemble il a participé à deux productions, De vliegende Hollander et De Markies van Carabas, lors de tournées à travers la Flandre, les Pays-Bas et Berlin. En 2008, il enregistre la bande originale de « L’illusion comique » de Corneille pour la prestigieuse Comédie Française à Paris. A trois reprises, en 2007, 2008 et 2011, il est le directeur musical du projet P.I.M. (Peace In Music). Il dirige un ensemble instrumental de jeunes Israéliens, Palestiniens, Belges et Allemands. Ce projet vise à rassembler les peuples et à apprendre à se connaître grâce à la musique. En 2012, avec le Trio Dor, il enregistre la bande originale du film A farewell to fools avec Harvey Keitel et Gérard Depardieu. En 2014, il crée avec la mezzo-soprano Julie Bailly le spectacle Une heure avec Barbara. L’année 2015 voit la création du spectacle The Great Nothing autour des mélodies de Kurt Weill avec Anaïs Brullez et Marie Billy, mis en scène par Vincent Dujardin. 

En janvier 2015, il se produit au Théâtre Royal de la Monnaie avec l’orchestre de chambre de la Monnaie dans Le marquis de Carabas de Robert Groslot avec Bruno Coppens comme récitant. En juillet de la même année, il est programmé au Festival de Wallonie dans La Petite Messe Solennelle de Rossini, production du Juillet Musical de Saint Hubert. En 2016, Michel fonde l’ensemble « Recrues d’Essence » qui se produit pour la première fois le 31 juillet 2017 pour le concert de clôture du 60ème Juillet Musical de Saint Hubert (FW). L’ensemble est à nouveau programmé pour le Festival de Wallonie 2018 (Juillet Musical de Saint-Hubert et Festival du Brabant Wallon). En 2017, le Duo « Vent d’Anches » se produit au Palais des Beaux-Arts de Charleroi. 

Michel est membre du Candide Symphonic Orchestra, sous la direction de Patrick Leterme et il participe aux productions de Un violon sur le toit, Momo (Festival de Wallonie 2017) et Les Parapluies de Cherbourg. En 2019, il joue au Palais des Beaux Arts de Bruxelles avec l’Orchestre National de Belgique pour le projet Cantania. Il enregistre l’album « Alchemy » avec l’ensemble Clarias. De 2020 à 2022, il collabore avec « Le choeur des Enfants » du Théâtre Royal de la Monnaie. Le 18 novembre 2021, il est reçu à l’UCLouvain comme docteur en art et sciences de l’art. Depuis 2018, Michel Lambert enseigne à l’I.M.E.P l’analyse musicale, les écritures, la formation musicale, la méthodologie spécialisée (accordéon) et l’accompagnement des Pratiques Musicales Collectives. Il est également directeur du Département Pédagogie. 

Michel Lambert est professeur d’accordéon et il anime des ateliers de formation rythmique, de formation d’oreille et de musique klezmer à « International Music Academy » de Dinant. Il est aussi professeur invité au Collège Belgique. 

Au programme : 

  • Interrote speranze. Claudio Monteverdi (1567-1643) 
  • “Sospira respira”. Barbara Strozzi (1619-1677) 
  • La bellezza. Adriano Banchieri (1568-1634) 
  • Che si puó fare. Barbara Strozzi (1619-1677) 
  • Chi d’amor tra le catene. Giovanni Bononcini (1670-1747) 
  • Lidia spina del mio core. Claudio Monteverdi 
  • Lumi potete piangere. Giovanni Legrenzi (1626-1690) 
  • Se l’aura spira. Girolamo Frescobaldi (1583-1643) 
  • Filli cara et amata. Andrea Falconieri (1585-1656) 
  • Pur ti miro. Claudio Monteverdi 
  • Chiome d’oro. Claudio Monteverdi 
  • Zefiro torna. Claudio Monteverdi